“Abandonner les faits c'est abandonner la liberté. Si rien n'est vrai, nul ne peut critiquer le pouvoir faute de base pour le faire. Si rien n'est vrai, tout est spectacle”. On connaît cette citation de l’historien Timothy Snyder. Elle pourrait être celle de Philippe Bernier Arcand. Politologue, essayiste, écrivain, substackeur, il commente depuis le Québec, pour le journal l’Acadie nouvelle, l’actualité politique planétaire. Avec une attention particulière aux signes et à leur interprétation.
Dans cet entretien, nous parlons des “faux rebelles” - le thème de son dernier livre “Faux rebelles: Les dérives du politiquement incorrect” -, ces militants d’extrême-droite qui s’inventent un ennemi - le progressisme, le “wokisme” qui serait dominant, pour se poser en rebelles, résistant à l’ordre établi. Dans le même temps, à la tête de mouvements souvent jeunes, ils se posent en incarnation de la modernité et se veulent a-historiques, sans racines, sans bagage. Pour faire oublier l’histoire du fascisme, du nazisme, de l’autoritarisme, dont ils sont les héritiers directs. Et qui est leur vrai horizon.
Dans cette gigantesque bataille mondiale pour l’image, dans cette guerre culturelle qui se profile à l’échelle planétaire, des leaders peuvent, comme Trump, constituer à la fois des repoussoirs et contaminer le reste du champ politique par leur style.
Face à ce phénomène, les “démocrates en tweed” sont-ils capables de se moderniser et de faire face, sans perdre leur identité ?
C’est l’objet de notre entretien, transatlantique, cette fois-ci.
Bonne semaine à tous !









